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 Jeux de hasard. - IOSEPH

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MessageSujet: Jeux de hasard. - IOSEPH   Lun 21 Juin - 21:34

La mélopée du diable s’exalte dans l’air, irradiant d‘une chaleur exquise les tympans du vampire. Les corps se mélangeant et se mouvant en une étrange distorsion aussi belle que la mort. Il les regarde, le visage apathique mais les entrailles bourdonnantes. Attisant ses désirs, le pantin tangue et chancèle. Traversant à la manière d’un serpent la foule galvanisée et langoureuse, il refuse de céder à la tentation, s’y appliquant avec soin. Blooddicted. Les verres et les bouteilles glissent sur le plateau, un mouvement de bras fait valser l’ensemble de l’autre coté de la surface plane. Sourire obligé, il dépose le vice sur la table et passe sa langue énamourée sur la lèvre inférieure. Chaire glacée, et sèche. Nouveau job, ayant la particularité de le divertir tant il y a à observer. Il a mal à la tête, ses neurones s’entrechoquant en des éclaires rapides. Le client n’y voit rien à redire, il semble apprécier l’esclave qui le satisfait. Angus, il ne fait jamais rien transparaître, si ce n’est ce que l’on rêve de le voir effectuer. Immonde bestiole perçant à jour l’intériorité malsaine de son prochain. Dégénéré prêt à assouvir le moindre fantasme que l’on peut lui soumettre. Un regard, ses iris s’enfoncent immédiatement dans celles de l’homme de même nature. Plus ou moins régulier. Il doit encore s’y habituer, apprendre, remarquer le plus grand nombre de figures blanchâtres. Mémoire. Puis il disparaît dans la masse, comme un courant d’air désagréable. Monstre terriblement gracieux, détestable adonis. Le sang s’amoncelle dans les gorges, la musique enivre le moindre individu. Rêve éveillé, dont on ne peut vraisemblablement pas se lasser. Accroché au bord du bar, il attend patiemment que son assujettissement cesse. Une poupée fragile le lorgne depuis des heures. L’imbécile salope ignore que les intentions du clown sanguinaire ne sont en rien louables. Peut être que la garce n ‘aspire qu’a cela.

Le glas sonne l’instant de délivrance. Les chaines imaginaires tombent sur le sol, les doigts s’agitent déjà d’excitation. Angus se mue en prédateur exceptionnel. Le manège reprenant, il s’attarde dans les délires médusés et approche de sa proie présumée. L’emportant entre ses longs doigts fielleux, l’abimant, plongeant la vénus sans saveurs dans son monde d’illusions et de chimères. Murmurant les mots et sons insensés, trompant ses sens. Les autres alentours sont bercés, il goute à l’odeur de la viande fraiche, camés apprivoisés. Le chérubin diabolique finit par s’évaporer. Sortant vainqueur, par la porte d’entrée. Le vent s’engouffre dans les vêtements, la gamine frissonne. Lui, jase. La main se tend et attrape le poignet palpitant de l’humaine en mal de sensations fortes. Il la fait tourner, se perdre, se saouler de l’atmosphère magiquement fiévreuse. Rire se brisant en un éclat. L’engin qui l’amènera à sa tombe n’est pas très loin. Hypnose sous pulsions, lui ouvrant la portière, elle s’y engouffre béate. Angus attrape le volant, le moteur ronronne et les pneus lèchent finalement la route terreuse. S’échappant du lieu de damnés, il s’enfonce dans un environnement lui convenant à merveille. Fossés, marécages, pourriture. Le silence pesant n’est cassé que par de fragile gémissement de la belle. En transe peut être. L’avant bras ensanglanté, le vampire offre son sang avant de ne le lui reprendre.

Stoppant le véhicule, il prend la bouille sale de la gazelle et l’embrasse avec tendresse. Dernier au revoir. Il est déjà lasse. Mains baladeuses s’égarant sous les tissus tièdes. Songe t’elle à ce qu’il est capable de lui faire ? Approche, toujours plus proche. Le temps s’écoule, une poignée de secondes. La choppant tel un chien enragé, la gorge est obstruée à moitié. Ses crocs sortent, s’extirpant de ses gencives soudainement extrêmement sensibles. Excitation palpable. Il veut la déguster, la vider. A la manière d’une bouteille de cette merde qu’ils servent. Qu’il apporte l’allure enjouée et alléchante. Il faut vendre. L’image du pervers lui revient, ses yeux flottent juste devant lui. Là, masquant son jouet de la soirée. Grognant, il l’efface. Gomme ce regard pour retourner dans le palpable et le tangible. La tuer avec violence. Qu’elle hurle, personne ne pourrait l’entendre. Les aurait t’on suivit ? Le môme fétide n’y a pas porté attention. A mi chemin entre la civilisation et le néant. Il la balancera sur le bas côté, quelques kilomètres plus loin. La laissant se faire bouffer par des asticots et chacals du coin. Si ce n’est un alligator gourmand. Peut être ne ratera-t-il pas l’émission de la nuit. « Mords moi. » Elle le sort de sa rêvasserie. Insipide demoiselle osant le couper dans sa réflexion superbe. Qu’elle crève. Angus lui saute dessus, une main sur la bouche la forçant à la fermer. Peu bavard, il avale voracement l’opium de sa misérable existence. Ca le fait planer, il ne perçoit plus rien. Seul le pou qui s’affaiblie, et les gesticulations vaines bousculant le siège de la bagnole mortuaire.

« Arrête de t’agiter chéri, ce sera bientôt fini. » Il rit, hilare, déboussolé, en pleine ivresse. La pauvre pleure, il ne l’écoute pas mais son visage est trop humide. Gouttes d’eau salée qui ravissent le moment. La radio fait siffler sa chanson, permettant une totale ignorance de la part de l'immortel. Se satisfaire, voilà ce qu'il préfère.
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Ioseph Valbertin

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MessageSujet: Re: Jeux de hasard. - IOSEPH   Mer 23 Juin - 0:47

Un point dans le néant. Le plus brillant. Alpha.. Canis... Majoris.. Sirius A pour les intimes et/ou initiés.. L'astre le plus brillant du ciel directement après le soleil.. L'étoile blanche reconnaissable par sa brillance bien sur mais aussi pour sa position; jamais très éloigné de l'horizon.. Son regard était fixé dessus, faisant doucement scintiller une lueur de vie fictive dans les yeux bleus de l'être nocturne.. Rituel presque hebdomadaire, tenir tête aux astres si éloignés mais présent, si puissants et grands, si solitaires.. était sa salutations aux grandes forces, son respect aux étoiles qui ne daignent se montrer au monde qu'en l'absence du soleil.. Son respect a ces monstres d'énergies dont certains ramène implacablement l'astre qui le décimerait au même rapport qui s'érige entre le géant et le lilliputien.. Ironiquement Ioseph s'identifie parfois aux étoiles.. visibles seulement dans l'obscurité.. fuyant à tout prix le soleil... solitaires et cela malgré le fait que des choses trainent souvent dans leurs orbites.. Solitaires.. jusqu'à leurs lentes agonies qui ne viendra pas de si tôt.. Vieilles... Mais bien plus vieilles que le monde...Bien plus vieille que le plus âgé des suceurs de sang.. et bien plus vieille que lui.

Les astres lui rappellent à quel point sa condition est à la fois bénéfique et imparfaite.. La conscience des humains et de leurs "variantes" demeure leur atout principal mais la cause de leurs plus grandes souffrances. Ils se rendent compte du temps qui passe.. de son effet physique mais spécialement de son effet sur votre psychologie.. Le temps affecte indéniablement tout.. et le prédateur n'est jamais à l'abri d'une autre forme de supériorité.. Comparé à notre système solaire, le croate n'est qu'un vulgaire fœtus... La question est; sa longévité sera t'elle la même ? Survivra t-il jusqu'au moment où le soleil deviendra supernova et emportera dans une fabuleuse croissance d'énergie la totalité des formes de vies de notre planète ? Pourra t-il en somme voir la fin de ce monde ? Ioseph n'aime pas les étoiles parce qu'elles brillent.. Face à elles..la grandeur de ce qu'elles représentent lui rappelle que son immortalité n'est pas un fait absolu..
Cela lui rappelle vaguement quelques mots de Paul Valéry, un écrivain français; "..de même que les hommes ont besoin de changer de vêtements, les idées ont besoin de changer d'hommes..". L'auteur ne pouvait bien évidement pas prendre en compte l'existence des vampires, mais cela rend t-il son idée plus obsolète ?
Le croate a traversé les époques.. vécu les changements, les révolutions.. et son point de vue extérieur sur le temps aurait tendance à donner du crédit aux dires de ce Monsieur Valéry.. C'est alors de manière plutôt naturelle que beaucoup considèrent sa race comme barbare.. Guerre de l'idéal, les deux camps peuvent alors se traiter de primitifs... Peu importe... Même si Ioseph se posait des questions sur le long terme, le présent était la seule chose absolue.. et c'était surtout la seule période qui méritait toute son attention..

Son regard se déporta soigneusement vers la lune.. Éclairant durant un instant court une partie de son visage fixe et fermé. La silhouette s'évanouit rapidement dans l'obscurité, fonçant avec vélocité, ne laissant même pas à ses yeux, le temps de voir les détails de la nature défilante autour de lui.. Alors qu'il allait franchir la route s'éloignant de la ville vers la nature, la présence d'une voiture en cette heure tardive le poussa à s'arrêter. Évitant la collision de justesse, Ioseph n'eut que le temps de voir la forme évasive d'un être tendant son bras et d'un autre s'y agrippant... Tirant rapidement son hypothèse, il ne se fit pas prier pour suivre de loin la voiture durant son trajet avant que celle-ci ne s'arrête sur le bas-côté avant les profondeurs du Bayou voisin..
Il se rapproche petit à petit, sans se montrer. Il guette et observe la voiture qui remue .. Il entends la vieille chanson de la radio mêlé à ce qui semble être des sanglots. Ioseph est désormais au niveau de la portière.. sans dire un mot il l'ouvre.. extirpe d'un geste l'agneau de la morsure du loup et la laisse tomber au sol comme on jette nonchalamment un mégot dans la rue.. Demeurant des plus calme, son regard est fixé sur le prédateur alors qu'il s'adresse à la fille en sanglots..


" Dégage.. "

Ne prêtant plus attention à l'humaine, il soupire et finit par s'asseoir à la place du mort. Ironique.. Son regard reste figé sur l'auteur du crime..

" Tu sais qui je suis et pourquoi je suis ici ? ..Ne me fait pas perdre mon temps.. "

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MessageSujet: Re: Jeux de hasard. - IOSEPH   Mer 23 Juin - 17:31

Que peut-il bien se passer ? La barbaque saignante s’échappe d’entre ses crocs, la chaleur s’envole aussitôt et le laisse demeurer seul. Levant le regard, quelques secondes suffisent à lui faire grogner tel un charognard auquel on aurait ôté la proie déjà à moitié achevée. Pourriture infectée qu’on ne lui laisse même pas apprécier. La lune haute perchée le lorgne, goguenarde elle se rit de lui. Sale môme putride qui ne sait s’arrêter dès lors qu’on lui soumet de limites à ne pas enfreindre. C’est trop facile, trop précipité, la rage l’inonde comme une vague d’acide percutant un rocher. Son crâne, son cœur mort. Ca le bouffe et le déchire. Une douleur insupportable, main enfoncée dans ses tripes brulantes. Il ignore encore sur quel pied danser. Mais le visage de l’inconnu lui hérisse le poil, vilain cabot sur le point de se rebiffer. Mordant son maître, et n’y voyant pas la moindre mal. Il en rêve, il y songe sérieusement. Elle était son repas, elle était son fantasme de la nuit. Il n’y croit pas, immobile dans l’atmosphère moribonde. Les doigts crispées, boule de nerfs proche de l’implosion. Claquant la mâchoire d’un mouvement sec, il la serre à s’en éclater les os. Muet, rien ne doit s’extirper de sa bouche délicieusement sanguinolente. Rubis à l’état liquide. Potion diabolique à la couleur magistrale. Hésitant entre seigneurie ou roi. Une muse lui offrant son plus intime fluide. Poison carmin atrocement enivrant. Non, on lui réserve autre chose. Il en est persuadé. Beaucoup plus intense. Savoureusement puissant. Ouvrir son être, pénétrer et violer l’autre. Fiévreux désir qu’il lui est impossible de maîtriser. Besoin irrépressible de se lier. Prévoir et percer à jour la conscience de l’ancien. Doucement, sans précipitation. Avec soin, tout en finesse. Dégénéré lunaire, dont la cervelle crachote les pires infamies. La fuite ? Une idée certes judicieuse, tout en étant parfaitement inutile. Opposition pour le moins surprenante, Angus est figé sur le vide. Il pense et s’extasie, solitaire dans sa propre démence.

Les étoiles lui chantent à l’oreille, le clapotis réguliers de l’eau des fossés alentours le berce. Enfant funeste que même la lueur blanchâtre et merveilleuse de cet instant ne serait d’avantage ravir. Véritable trésor que l’on doit abandonner sous terre. Malédiction vorace et bestiale. Impulsive et incomprise. Les violons jouent le morceau, les chœurs s’échauffent et lancent à l’aveugle les notes sulfureuses. Concert privée que tangue. Le calmer ou bien le posséder. Le vampire tremble, en transe peut être. Imperceptibles palpitations, espère t’il. Souvenirs se percutant en toute brutalité, faisant voler en éclats le tangible. L’expulsant sans accroches dans l’impalpable. Perdu et aveugle, il gémit. Souffrance d’un monstre inanimé. L’immortel à son côté, qu’est t’il pour le tourmenter à ce point. Cette odeur, sensation désagréable d’un presque déjà vu. Architecte d’existences, il ne saurait le dire.
- « Va te faire foutre l’ancêtre. »

Il ne comprend nullement ce dans quoi il s’emporte. Il ne cerne plus ce qui se déroule. Comme lévitant, spectateur de sa propre mise à mort ? Quoi de plus fascinant. Il crache ses mots comme on vomit remords et demande de pardons. Originale entrée en matière. Angus n’aime pas s’attarder sur les détails, le vif du sujet l’intriguant plus encore. La vérité selon lui s’arrachant aux lèvres dès lors qu’on y agrémente un peu de véhémence. Arrogante bestiole toute grelottante. Nerveuse ou à l’aube de l’hystérie compulsive. En manque de bon sens, et d’hémoglobine surtout. En trop plein de ressentiments et de rancœurs. Le gosse farouche défis du regard le dominant. Ne sillant pas une seule fois, envouté ou serait-ce à tendance suicidaire. Picotement se dispersant dans l’ensemble de son corps gelé, il s’oblige à perdurer fixe. Sa langue se tourne et s’appuie vigoureusement sur le palé. Il attend un signe, quoique ce soit. Qu’il brise le silence, qu’il le sorte de son affreux délire. Déraison lui explosant le cerveau, labourant son esprit. Sifflement strident, son ouïe le tromperait t’elle aussi ? Sa symphonie n’est plus, elle a honteusement disparu. Oreillette merdique. Un craquement et une commotion s’invite. La liqueur rougeoyante glisse sur la pommette. Petits gésaires s‘écoulant des yeux. Gluante substance qui rampe tranquillement. Il lève son bras amorphe et touche. Et regarde. Et s’étonne.
- « Merde, regarde ça. » Soudain apeuré, les iris s’égarent, droite et gauche. Devant. « Tu l’as entendu ? Je suis sûre de l’avoir perçu. Ca m’a fait super mal mec. Tout s‘est éteint. D‘un seul coup. » Cinglé n’est pas le mot. Psychotique probablement. Qu’importe. « Le chaos a tout englouti, faisant se noyer les sons divins. La musique. J’ai perdu la musique. » Il sourit. Et frappe l’autoradio qui gueule les paroles grésillantes. L’objet s’enfonce sur lui-même et se tait. Il éclate de rire. Les larmes coulent, flots continus tachant sa chemise plus qu’elle ne l’est déjà. N’a-t-on jamais vu si beau prototype. Créature. L’humanité existe-t-elle dans son monde ? La nuit sera longue. Aucuns doutes.
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MessageSujet: Re: Jeux de hasard. - IOSEPH   Mar 29 Juin - 0:50

    Contrairement à ce qui peut souvent arriver, l'intensité de leurs regards respectifs posés l'un sur l'autre ne ressemblait pas à un affrontement. Bien que chacun reflétait certaines choses, quelque chose dans le visage tout entier de son semblable troubla quelque peu sa paix habituellement intérieure. Ioseph ne vu qu'un néant mêlé de chaos.. ce silence.. cet air..

    « Va te faire foutre l’ancêtre. »

    Le vieux croate hésita quelque peu entre sortir ses crocs et lui faire immédiatement payer son affront et le laisser intact.. Il pensa brièvement au shérif incompétent de cette zone dont il faisait actuellement le travail.. Ioseph resta fixe, le regard assuré.." Okay.. Tu vas me faire perdre mon temps.. Mais bon j'ai toute la nuit et l'éternité pour t'empêcher de te nourrir.." Susurra t-il, juste assez fort pour que son interlocuteur l'entende très clairement.
    Il se tut ensuite.. Laissant le silence prendre place et s'imposer dans toute sa lourdeur. Les deux êtres nocturnes pouvaient sans doute percevoir toutes les petits particules de sang dans l'air, faisant frémir leurs papilles, titillant leurs canines.. Ioseph n'y céda pas, malgré toute la plaisance qu'apporta ce délicieux parfum. Le personnage avait eu de nombreuses vies d'hommes pour apprendre à se contrôler entièrement.. ce qui faisait visiblement défaut à cet étrange énergumène qui allait diner et mettre plus de "sauce" dans son véhicule que dans sa bouche..
    Le croate ne pu s'empêcher de distinguer une aura particulière chez ce garçon, quelque chose de malsain.. et de bizarrement vide.. Comme s'il était absent.. déconnecté.. Même pour un vampire ce n'est pas commun.. Allant crescendo il reprends activité sans vraiment prêté attention à la situation.. Ioseph resta silencieux et le regardât tripoter la radio dont la musique s'était arrêté toute seule.. en peu de temps ses propos devenûrent incohérents, son visage afficha un rictus tout aussi inhabituel et il se mit à détruire l'appareil musical.. Plongeant dans son propre océan inexplicable, il semble se noyer dans sa densité, pleurant le sang de son corps mort et riant aux éclats comme un illuminé.. Ioseph toussa fort pour lui faire remarquer sa présence avant d'enchainer par quelques mots..


    " Je me demande pourquoi tu te caches derrière le barbare et le psychotique avec moi et pas avec cette jeune femme quand tu lui a offert ton sang.... "
    Il jette un rapide coup d'œil au rétro-viseur et constate que la dites jeune femme est enfin à une distance respectable de l'endroit pour se considérer partiellement en sécurité. Son air est toujours le même, froid et fixe, figé dans le temps telle un vestige de l'ancien monde.
    " ..Je suis vieux mais j'ai toujours une excellente vue.. En arrivant j'ai vu la blessure de ton bras se refermer et le sang sur la bouche de cette enfant.. alors n'éludons pas une question qui a déjà sa réponse.. Ni dieu, ni maitre certes.. mais c'est faux, en tant qu'un des nôtres, tu doit allégeance aux lois mon p'tit gars et les lois, ici.. c'est moi qui doit les faire..." Il frappe violemment du poing et détruit définitivement la radio et ses proches alentours.." respecter.."

    Ce sont ses canines qui sortent à leurs tours.. Puis.. main droite sur le tableau de bord et l'autre sur l'appui-tête du siège auto tâché de sang, le corps du croate se tourne encore un peu plus vers le conducteur. Il soupire, se décale durant une seconde.. sort un mouchoir en satin de son veston, s'essuie la main gauche et replace sans rien dire le bout de tissus dans son emplacement précèdent. Les crocs toujours sortis, Ioseph continua de maintenir son regard sur le mort en face de lui.. Prêt à stopper d'un geste toutes folies qui nuirait à leur relation naissante..


[HS; désolée pour le temps de réponse, je prépare mon absence etc et puis pas un super post en plus.. Mad ]
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