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 • Survival instinct. [P.V]

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MessageSujet: • Survival instinct. [P.V]   Mar 26 Oct - 19:48


lùdmila magdalena knight

&

dorian pavlosky



• Survival instinct •


    Les légendes locales n’effrayaient pas Lùdmila Knight. Elle était une citadine, une fille débrouillarde qui se baladait avec un Sig Sauer 232 dans son sac et qui n’aurait nullement hésité à s’en servir si elle se savait en danger. Elle donna un coup de clef, fermant définitivement la porte arrière du Rosebud’s Hardware, son lieu de travail, et savoura avec un demi-sourire sa liberté retrouvée. Travailler ici ne la dérangeait pas, c’était plutôt le fait de se retrouver à faire les cent pas dans un lieu clos qui finissait par lui mettre les nerfs à fleur de peau. La brunette s’étira de façon féline, remarquant par la même occasion que son fidèle chemisier caramel avait légèrement rétréci lors de son dernier lavage et qu’il lui suffisait de lever les bras pour qu’il découvre entièrement son ventre plat. Elle réprima un juron bien senti, farfouilla dans le vide intersidéral de son sac et en sortit son trousseau de clefs. S’en suivit une minute entière durant laquelle elle s’évertua à retrouver laquelle pouvait bien servit à démarrer le vieux 4x4 beige qui se tenait fièrement devant elle, mal garé sur l’une des rares places de parking réservées aux employées. Elle s’immobilisa un instant, songeant qu’elle devait travailler ses créneaux si elle voulait continuer à faire semblant d’avoir son permis, et finit par s’avancer vers le véhicule, le regard rivé aux différents clefs accrochées à l’anneau. Clef de sa chambre d’hôtel, clef de son minuscule et insignifiant coffre qu’elle gardait sous son lit, clef de la maison parentale qui n’avait pas servi depuis longtemps, clef… Ah, clef de voiture.

    A la voir ainsi, personne n’aurait pu se douter qu’elle n’était pas ce qu’elle paraissait être. Oui, elle était une fille. Oui, c’était une vraie brune. Oui, elle venait d’une grande ville. Mais non, elle n’était pas une simple humaine sans défenses. Au plus profond d’elle, Milla était une Changeuse. Un être surnaturel, capable de prendre forme animale quand bon lui semble. Une créature timide dont le monde entier ignorait l’existence. Les shape-shifters sont discrets, tous autant qu’ils sont, par conséquent il leur arrive de vivre leur vie entière sans croiser leurs semblables. C’est le cas de Lùdmila. Ayant longtemps refoulé ce qu’elle était, elle n’a commencé à s’y intéresser que quelques années plus tôt, pas assez pour lui permettre de savoir différencier un Changeur d’un humain. D’ailleurs, en serait-elle capable un jour ? Elle compensait son adolescence passée à prétendre être une fragile humaine par des transformations quotidiennes. Tous les soirs, elle prenait deux heures pour aller se dégourdir les pattes sous sa forme favorite, le coyote. Si elle se contentait généralement des bois non loin du Hauterive Motel, il lui arrivait de vouloir changer de décor. La pleine lune approchant, elle changeait souvent d’avis : ce qui expliquait pourquoi elle se dirigeait à présent vers le cimetière de Saint- Bel. La route pleine de nids de poule faisait souffrir les amortisseurs du véhicule et maugréer la conductrice. Un bon coup de goudron n’aurait pas fait de mal. Mais d’après ce qu’elle avait compris depuis qu’elle était ici, le cimetière avait été oublié. Enfin, il était plus juste de dire : abandonné. Plus personne ne s’y rendait. Sans doute parce qu’ils sentaient que ce n’était pas dans leur intérêt de traîner dans un lieu aussi désolé la nuit venue… ou peut-être parce qu’ils étaient tout simplement trop peureux.

    Milla stoppa le 4x4 à la lisière du cimetière. Une barrière délabrée servait de limite territoriale, mais c’était tout. Pas de réverbère ou autre type de lumière, et d’après ce qu’elle arrivait à distinguer, les tombes étaient envahies par le lichen. Elle coupa le moteur mais laissa les phares allumés le temps de se déshabiller. Néanmoins… Elle secoua la tête, se répétant que ce n’était qu’un vieux bout de terrain où étaient enterré des squelettes morts depuis des années et qu’il n’y avait aucune raison d’avoir peur. Pourtant, elle ne pouvait nier que la vue du brouillard envahissant peu à peu la zone ne la mettait pas mal à l’aise. La chair de poule sur ses bras dénudés témoignait malgré elle du malaise qui la prenait. Un instant, elle songea à faire demi-tour. A rentrer chez elle pour prendre une douche froide afin d’enlever la sueur de la journée. Mais Lùdmila était une fille obstinée. Certains auraient dit butée. Elle jeta un bref regard à son sac, où dormait tranquillement le Sig Sauer, et poussa la portière en retirant la clef. Les rayons jaunâtres des phares perçaient l’obscurité naissante, coupant à travers le cimetière et illuminant les tombes délaissées. La jeune femme détacha ses longs cheveux bruns qu’elle avait retenu en une queue-de-cheval basse, secoua la tête en glissant une main dans sa chevelure et entreprit de faire quelques pas. Elle s’efforça d’éviter les parterres de fleurs desséchées qui témoignaient de l’attention qu’on avait autrefois porté aux morts enterrés ici, et glissa ses mains dans les poches arrières de son jean. Les talons de ses bottines noires s’enfonçaient dans la terre molle sans qu’elle n’y prête attention. La brume qui commençait à monter transportait tellement d’humidité qu’elle se surprit à frissonner. Pourtant, cette journée avait été particulièrement chaude. Un éclat lumineux sur sa gauche attira son regard brun. Un étang. Quelque chose qui avait dû être joli et rempli de poissons. La lune, presque ronde, se reflétait désormais sur les eaux calmes. Une dizaine de nénuphars flottaient à la surface, mais cette étendue d’eau ressemblait désormais plus aux marécages qu’elle avait vu dans ses balades nocturnes qu’à un véritable étang.

    Comme hypnotisée par le reflet de sa consœur lunaire qui peinait à traverser le brouillard blanchâtre, Milla s’avança au bord de l’eau. Croisant les bras, elle laissa son regard se perdre et ses pensées vagabonder. Combien de temps resta-t-elle ainsi, immobile et contemplative ? Elle l’ignorait. Quand elle revint « sur Terre », la lune n’avait pas énormément bougé dans le ciel, et elle estima avoir passé une bonne demi-heure à rêvasser. Avant de tourner des talons, elle regarda une dernière fois dans l’étang. Et elle le vit. Lùdmila Knight n’a peur de rien, elle est forte et téméraire, elle sait se défendre et possède deux armes à feu. Lùdmila Knight n’est pas facilement effrayée. Pourtant, elle faillit hurler de peur. Pendant une seconde, elle pensa halluciner. Trop de tension accumulée pendant la journée avait dû sérieusement lui taper sur le système. Elle sursauta violemment, ses yeux s’écarquillant et son rythme cardiaque s’accélérant. Puis, son esprit rationnel reprit le dessus. Elle se retourna vivement pour tomber pratiquement nez-à-nez avec un homme.

      « What the… ?! »


    Sa première réaction fut de prendre du recul. Littéralement. Ce qu’elle fit automatiquement, par instinct de survie. Malheureusement pour la belle, l’étang n’avait pas bougé d’un millimètre. Son pied glissa sur la terre boueuse, menaçant de l’envoyer directement dans l’eau pleine de mousse, de moustiques affamés, de crapauds défigurés et de… Son deuxième réflexe qu’elle eut pour protéger sa misérable vie fut de se raccrocher à quelque chose. En l’occurrence, au bras gauche de l’inconnu qui l’avait surprise – parce qu’elle se refusait à dire qu’elle avait été effrayée par lui. Une fois son équilibre rétabli, elle le lâcha en sachant pertinemment que ses pommettes enflammées témoignaient à sa place de la gêne qu’elle éprouvait. Pourquoi avait-elle eu peur ? Elle se déporta pour éviter d’avoir à se raccrocher à lui si jamais elle reculait, et osa finalement lever les yeux. La lumière émise par ses phares, non loin d’eux, suffisait amplement à Milla pour qu’elle se rende compte que cet étranger était très beau. D’une beauté rebelle, le genre qui attirait toutes les filles – dont elle, surtout au lycée. Malgré l’odeur du cimetière, elle arrivait à sentir la fragrance de l’inconnu. Un mélange d’eau de mer, de parfum masculin délicieux et… d’autre chose, qu’elle n’arrivait pas à identifier. Quelque chose qui devait se mêler aux relents de terre retournée et humide qui émanait de l’endroit. La brunette replaça une mèche qui s’était glissée devant ses yeux et s’évertua à reprendre un air normal. Le fantôme d’un sourire se balada sur sa bouche tandis qu’elle cherchait désespérément à décrocher son regard des iris bleutés de l’homme en face d’elle.

      « Je suis désolée de vous avoir agrippé comme ça, j’allais tomber et… Enfin, vous m’avez fait peur donc… Désolée, voilà. » lâcha-t-elle en s'humectant nerveusement les lèvres.


    Son souffle était encore court, et elle était mal à l’aise. Il y avait autre chose, un détail sur lequel elle n’arrivait pas à mettre le doigt. Pourquoi avait-elle eu peur ? Ce n’était pas la première fois qu’elle se perdait dans ses pensées et que quelqu’un tentait de la surprendre quand elle était « ailleurs ». Mais… Elle l’avait toujours entendu venir. C’était ça. Cet homme s’était approché de façon si silencieuse qu’elle ne l’avait pas entendu, c’était pour ça qu’elle n’arrivait pas à se calmer. Il l’avait effrayée. Mais après réflexion, la terre molle avait dû étouffer ses pas ce qui expliquait la furtivité dont il avait fait preuve. Elle s’ébroua mentalement : ce type n’avait rien d’un serial killer ou d’un déséquilibré, loin de là, elle n’avait donc pas à craindre quoi que ce soit de lui… Alors pourquoi son instinct lui intimait-il l’ordre de prendre ses jambes à son cou ?


(c) Celtic Mist
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MessageSujet: Re: • Survival instinct. [P.V]   Mer 27 Oct - 15:44

« Pardonnez-moi j’étais intrigué, je ne voulais pas vous effrayer. Tout va bien ? » Son regard à la fois inquiet et rassurant savait charmer n’importe quel être vivant et donner l’impression que l’on retenait toute l’attention du Monsieur. Il était un homme de confiance pas vrai ? Attentionné, doux et pourtant si viril, charismatique et rassurant.

« Je me suis inquiété, c’est rare de voir d’autres personnes ici, aussi tard. Pardonnez-moi je ne me suis pas présenté, Dorian. Puis-je vous aider ? » Quelque chose se dégageait d’elle, elle avait l’air à la fois douce et vulnérable tout comme sauvage, indomptable, solitaire… Mais après tout il pouvait se trompait, lui-même semblait être le genre de gars que l’on rencontre qu’une seule fois dans sa vie ou ses rêves, le prince charmant des temps modernes. Et pourtant…


** 9 minutes avant

Même si la chaleur était un délice pour Dorian, ce qu’il préférait c’était la fraîcheur de l’eau. L’étang qui traversait le cimetière était la preuve vivante que les hommes étaient incapables de rendre à la nature ce qu’elle leur offrait. Peu importe, il aimait cet endroit, certes ce n’était pas le meilleur point d’eau que le monde offrait mais le plus tranquille que la ville abritait.
S’essuyant rapidement mais non négligemment, Dorian enfila par la suite un simple jean noir, un tee-shirt puis une veste en cuir accompagnée d’une écharpe, juste pour la touche d’élégance. Lorsqu’il se retourna, il aperçut au loin ce qu’il avait déjà repéré dans l’eau ou plus précisément à travers elle. Cette brune avait quelque chose de spécial. Nous ne parlons pas d’un décolleté avantageux, d’une tenue affriolante ou encore d’autres critères complètement inintéressants. Elle fixait l’horizon comme si elle attendait quelque chose ou se puisait dans quelque chose. Si Dorian n’avait pas était intelligent, il aurait put croire qu’elle était comme elle, mais non, elle était spéciale d’un tout autre niveau. Intrigué, il s’avança de la demoiselle sans pour autant attirer l’attention sur lui, il y avait forcément des avantages à être différents vous ne trouvez pas ? Son regard perça la nuque de la demoiselle stoïque avant qu’elle ne se décide enfin à réaliser qu’elle était en danger. Maintenant que le triton était intéressé par elle, elle était en grand danger, et rien n’y personne ne pourrait empêcher cela. **


« Vous êtes seule? Vous devriez vous méfier, beaucoup de gens ici, ne sont pas recommandables. »


Mettre en confiance avant d'attaquer, voilà tout l'intérêt dans le fait d'avoir une proie.
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MessageSujet: Re: • Survival instinct. [P.V]   Sam 30 Oct - 19:51

    En tant que Changeuse, Lùdmila est plus qu’une humaine. Certes, elle saigne lorsqu’elle se blesse, elle ressent la douleur et vieillit comme n’importe lequel d’entre eux, mais depuis que sa véritable nature s’est éveillée, elle est capable de voir plus loin, d’entendre des sons jusqu’ici inaudibles et de ressentir des choses qu’elle n’était même pas capable d’imaginer auparavant. Alors qui – ou quoi – que fut ce Dorian, il avait beau être charmant et éloquent, il n’en demeurait pas moins dérangeant. Certains auraient dit que sa tête ne lui revenait pas, mais c’était plus profond. Comme s’il cachait quelque chose et qu’il était prêt à tout pour que son secret ne soit pas éventé. La jeune femme esquissa un sourire confiant ; autant jouer la comédie tant qu’il était agréable. S’il essayait de lui faire du mal… hé bien il n’allait tout simplement pas en croire ses yeux.

      « Euh… Dorian, c’est bien ça ? C’est très gentil à vous de vous inquiéter pour moi mais… je suis une grande fille, et je sais me défendre. »


    Elle n’avait pas pu s’en empêcher. Elle et son fichu caractère. Il fallait toujours qu’elle provoque les autres lorsqu’elle se sentait en danger. Elle ne pouvait pas juste tourner des talons, s’enfuir la tête basse et la queue entre les jambes. Non, Milla, en bonne petite tête brûlée, voulait pousser cet inconnu à dévoiler son vrai visage. A supposer qu’il se cache derrière un masque. Si ce n’était pas le cas, il la prendrait juste pour une cinglée agressive. Mais malgré son sixième – ou septième, qui sait – sens qui s’affolait et tentait de lui dire qu’elle devait s’en aller, elle restait là, bien campée sur ses deux jambes, le menton relevé en signe de défi. Depuis que son regard brun s’était accroché à celui de l’étranger, elle n’arrivait pas à s’en détacher. Tel un aimant, il l’avait attirée, capturée, et refusait de lui rendre sa liberté. Elle serra les poings, s’enfonçant ses ongles dans la paume afin de rester concentrée. Elle ignorait si tout ce qu’elle ressentait était le fruit de son imagination ou la réalité. Une part d’elle voulait se rapprocher de l’homme en face d’elle, d’écouter sa voix divine, de se laisser bercer par ses paroles. Et une autre part, infime celle-là, désirait le mordre au moindre geste qu’il ferait dans sa direction.

      « Je parie que vous faites partie de ces gens peu recommandables, j’ai raison ? » elle marqua une pause tandis qu’une flamme s’allumait dans son regard « A vous voir, vous avez l’air du type rebelle qui fait craquer toutes les filles. Il y a toujours un certain danger à se retrouver seule avec des gars comme vous. On ne sait jamais ce qu’ils risquent de faire sous le coup d’une émotion trop forte. »


    Lùdmila secoua mentalement la tête, tentant désespérément de reprendre le dessus. Elle se sentait presque anesthésiée, tellement peu alerte que ç’en devenait inquiétant. Comme si cet homme avait un effet apaisant sur elle. Un mauvais effet apaisant. Elle pinça les lèvres, essaya une nouvelle fois de détourner le regard et dû retenir un soupir de soulagement lorsqu’elle y parvint. La jeune femme s’éloigna en direction de sa voiture, sans toutefois tourner le dos à Dorian. Mieux vaut se méfier plutôt que de se faire avoir bêtement.

      « Bon, ben… je vais vous laisser, euh, Dorian. Je vous proposerais bien de vous ramener, mais… Je ne peux pas, parce que je ne rentre pas en ville. Donc, je vous souhaite une bonne soirée, et, euh, je vous dis à un de ces jours ! »


    Elle qui avait toujours fait preuve d’assurance ne se reconnaissait plus. Elle balbutiait, hésitait à chacun de ses mots. Comme si elle avait peur qu’il ne découvre qu’elle lui mentait sur sa véritable nature, comme si elle craignait qu’il ne soit en mesure de deviner qu’elle n’était pas humaine. D’ailleurs, l’était-il lui ? Elle avait beau tenter de se concentrer, elle n’arrivait pas à préciser l’étrange sentiment qu’elle ressentait à son égard. Si elle aurait voulu être plus efficace, il aurait fallu qu’elle soit moins stressée et mal à l’aise. La jeune femme posa la main sur le métal froid de sa portière et s’immobilisa. Elle voulait en savoir plus, tout comme elle désirait sauter sur le siège et s’en aller à toute allure. Il l’attirait mystérieusement. Etait-il seulement conscient de l’effet qu’il avait sur elle ? Cela n’avait rien de sexuel, c’était autre chose. Elle se mordilla nerveusement la lèvre inférieure, livrant un combat intérieur pour savoir si elle devait faire demi-tour pour l’affronter ou s’enfuir. Sa voix s’éleva dans la nuit.

      « Vous vivez à Saint-Bel, Dorian ? Si c’est le cas… je peux peut-être faire un détour pour vous y déposer. »


    Elle vit plus qu’elle ne sentit ses mains se crisper et ses jointures blanchir. Son corps répugnait à se laisser une nouvelle fois envoûter par le regard bleuté de l’homme, mais elle se força à relâcher la portière pour se tourner vers le triton. Une odeur d’air marin enveloppa la Changeuse, qui frissonna. Elle répétait inconsciemment le prénom de l'inconnu, comme si cela pouvait l'aider à résister à son influence. Inspirant profondément, la jeune femme fit apparaître un sourire aimable sur son visage :

      « Je m'appelle Lùdmila, au fait. Mais vous pouvez m'appeler Mila. »
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